
EVéNEMENT | EXPULSIONS | GOUVERNEMENT | PRESSE | 15 MAI 2009 - samedi 16 mai 2009
Le campement des Enfants de Don Quichotte, qui avaient monté vendredi soir une centaine de tentes le long du Quai des Tuileries, à Paris, pour dénoncer le mal-logement, a été démantelé par les forces de l'ordre, ont rapporté des témoins.
Celles-ci sont intervenues vers 22h30 (20h30 GMT) et ont refoulé la centaine de manifestants vers la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, qui mène du jardin des Tuileries aux abords du musée d'Orsay, en plein coeur du Paris touristique.
"Ils ont pris les tentes, tout a disparu", a dit une sympathisante du mouvement présente sur place.
Trois ans après l'installation de premiers campements le long du canal Saint-Martin, à Paris, l'association veut à nouveau contraindre les pouvoirs publics à faire face à une situation qui, selon eux, s'est encore détériorée.
Dans la soirée, un important dispositif policier avait pris place aux abords du Quai des Tuileries, où les CRS bloquaient toutes les entrées et sorties, sauf pour les journalistes.
D'autres opérations devaient être menées simultanément dans des villes de province.
A Paris, les organisateurs s'étaient retrouvés en début de soirée place de la Concorde avant de se rendre, sous la conduite d'Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, au pas de course sur les quais attenant au jardin des Tuileries, et ce afin d'éviter toute intervention policière.
"Monsieur Sarkozy, quand il a été élu, a dit qu'il n'y aurait plus personne dans la rue au bout de deux ans", a déclaré Augustin Legrand tandis que des militants dressaient une centaine de tentes vertes et rouges.
"Il est temps de faire le bilan, il faut que les politiques prennent en charge cette question."
TEXTE INAPPLIQUÉ
Les responsables du mouvement soupçonnent le gouvernement de vouloir empêcher l'installation de "villages de tentes", comme ce fut le cas en avril à Strasbourg, pour éviter une trop grande couverture médiatique.
En 2006, les enfants de Don Quichotte avaient ainsi contraint le président Jacques Chirac à annoncer une loi sur le droit le droit au logement opposable (Dalo).
Mais pour l'association, ce texte demeure largement inappliqué, en raison de la pénurie de logements sociaux, spécialement en Ile-de-France.
"Il n'y pas que les sans-abri. Les logements trop chers, trop petits ou encore insalubres concernent une grande partie de la population", avait déclaré Augustin Legrand dans une interview au quotidien Metro.
"Il faut absolument inclure le mal-logement dans les plans de relance", avait ajouté le comédien.
Cette fois, l'association mise sur l'installation un peu partout en France de campements solidaires et le soutien de la population pour rendre le mouvement "visible."
Avant le début de l'opération, la ministre du Logement, Christine Boutin, avait affirmé que son objectif n'était pas "de mettre les gens sous les tentes", mais d'offrir "un hébergement de qualité".
"Depuis cette année, nous avons près de 100.000 places d'accueil, ce qui correspond au nombre de sans-abri en France", déclare-t-elle vendredi dans Metro.
Selon la ministre, un vaste chantier d'humanisation des centres a été lancé, ainsi que des formules permettant de mettre en place des solutions de long terme.
Concernant l'application de la loi Dalo, elle souligne qu'il y a eu non pas 600.000 recours, comme le pensaient, selon elle, les associations, mais un peu plus de 72.000, précisant que 8.033 personnes ont été relogées.
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
publication : reuters
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FÉLICITATIONS ET BEAUCOUP DE COURAGE
nicole LARQUÉ - vendredi 19 juin
Après une brève rencontre dans une rue du 11ème avec Augustin, tout à fait par hasard, me voici inscrite pour venir le féliciter, ainsi qu'à tous ses collaborateurs et supporteurs.
Je compte soutenir "Les Enfants de Don Quichotte" chaque fois que je le pourrai car je suis très sensible à toutes les misères du monde, notamment celle des mal logés.
J'en parle tout autour de moi et fais mon possible pour rassembler le plus de monde.
A bientôt.
Nicole
CAMPEMENT 15 MAI 2009
Sandrine - dimanche 17 mai
C'était mon premier, et je vous le jurer, sûrement pas mon dernier...
Il fut court, trop court.
Il faudra recommencer, vite, être plus nombreux, expliquer, montrer, dire à ceux qui ne veulent pas encore ouvrir les yeux, que ce problème du logement est notre problème à tous et non pas juste aux sans-abris, ou encore comme on dit SDF.
Nous y arriverons, j'en suis convaincue.
Merci Augustin, merci à tous les Enfants...
A très vite