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COMMUNIQUE DE PRESSE

Les Enfants de Don Quichotte, après plus de trois mois de lutte sur le Canal St-Martin, se retirent de cet espace public qu'ils occupaient, le campement ne permettant plus aucune avancée importante avant les élections.

Certes, tout n'a pas été réglé, le mal-logement continue à sévir et des milliers de sans-abris continuent à dormir dans nos rues, sur nos trottoirs, dans des conditions indignes.

Comme celle de tous les gouvernements précédents, la politique de nos ministres actuels a été très largement insuffisante, malgré les coups de projecteurs portés par Médecins du Monde puis par les Enfants de Don Quichotte.

Le pas qui a été franchi cet hiver est cependant, au dire des associations spécialisées, un pas majeur dans l'accueil des sdf, et la loi sur le Droit au Logement Opposable permet d'espérer un avenir meilleur.

Les Enfants de Don Quichotte feront en sorte que le prochain gouvernement, quel qu'il soit, s'attaque réellement aux racines de l'exclusion et mette les moyens nécessaires à la restauration de la dignité de ces milliers d'hommes et de femmes qui souffrent.

Aujourd'hui, quelques tentes ont été reposées sur le Canal, quai de Valmy. Nous ne cautionnons pas ces nouvelles tentes puisque nous pensons qu'un gouvernement qui fait ses cartons ne peut prendre de décisions importantes, même si il est évident que le combat ne s'arrête pas aujourd'hui.

L'association Cour des Haltes, avec notre soutien, continuera à proposer des solutions individuelles aux sans-abris qui sont installés sur le quai de Jemmapes, et qui sont en détresse.

Evidemment, nous continuons à veiller à ce que les promesses faites soient tenues, à ce que les décisions prises soient appliquées, et nous continuerons à jouer notre rôle de témoins citoyens.

Paris, le 6 avril 2007



« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré »   J. Wrésinski